Vaincre son stress

a) Solutions globales





  • Les stimulants, les compléments alimentaires ou les reconstituants :
Ces médicaments sont principalement utilisés lors d'examens ou d'excès de travail, ce sont : des vitamines, des minéraux principalement le magnésium, les oméga-3 ou encore des acides aminés.  
  • La phytothérapie :
Il s'agit principalement de traitements naturels à base de plantes (par ex. la valériane).
  • L'homéopathie :
Exemple : Gelsenium 9CH

  • Les médicaments
Les anxiolytiques peuvent permettre de passer un cap, de vaincre un stress devenu omniprésent. Mais il n’existe pas vraiment de médicaments indiqués pour le stress, en cas d'anxiété, d'angoisses, etc des médicaments spécifiques peuvent être indiqués.
  • Une bonne alimentation
L’alimentation aidera également à lutter contre le stress. Une nourriture riche en fruits, en légumes et en crudités grâce à leurs apports en vitamines, minéraux et antioxydants est toujours conseillée. De plus, ces aliments luttent contre l’acidose induite par le stress. Les poissons gras de haute mer, riches en acides gras oméga 3 ont une action anti-stress reconnues. Ils sont à privilégier avec les légumineuses (lentilles, petits pois, haricots blancs, etc) grosses fournisseuses en énergie et sans effet sédatif. Il faudra par contre impérativement limiter la consommation des sucreries, du café et de l’alcool, qui sont des excitants aggravant la situation de stress, de plus leur effet stimulant est souvent suivi de coups de fatigue intense. Enfin, le tryptophane est un acide aminé indispensable à la fabrication de la sérotonine, un neurotransmetteur souvent déficitaire dans les états dépressifs. On le trouve dans le lait biologique, les yaourts, le poulet, les noix et les arachides.
  • De l'exercice physique :
Une activité physique modérée mais régulière (3 séances par semaine recommandé) fortifie le cœur, améliore la circulation sanguine, fait baisser le cholestérol et réduit les risques de crise cardiaque.
  • Gérer et décompresser :
Si on se sent stressé, angoissé, il faut d’abord essayer d’en déterminer l’origine. C’est souvent dans le cadre professionnel ou familial que le problème se situe. Un patron difficile, des enfants qui dorment moins que d’habitude ou un changement d’habitudes peuvent suffire.
Le problème identifié, il faut soit l’éviter, ce n’est pas toujours facile, soit apprendre à s’en accommoder. Chacun peut développer des attitudes qui l’aideront à mieux supporter cette pression. Il peut être utile, par exemple, de se ménager des plages de calme dans la journée ou de veiller à avoir un rythme de vie plus détendu avec des loisirs programmés, trouver une activité qui nous plait.
  • La psychothérapie ou la thérapie cognitive et comportementale :
Une psychothérapie ou une thérapie cognitive et comportementale peut venir aider le patient afin de mieux comprendre le stress et surtout mieux le gérer. Par une thérapie comportementale, par exemple, ces personnes apprendront à faire face à certaines situations difficiles. Assez souvent, au bout de quelques séances, on obtient de bons résultats.


  • Autres méthodes : le yoga, la relaxation, les vacances, etc.

 
Le meilleur moyen de gérer le stress est de supprimer ou d’apprendre à appréhender la source de stress. Les médicaments peuvent traiter les symptômes mais ne prennent pas le problème à la source.


b) Le sport 



Le sport en lui-même se comporte aussi comme un anti-stress. Le corps du pratiquant assidu prend la bonne habitude de mieux se reposer au cours des périodes de récupération. Le taux basal d’hormones du stress diminue. C’est pourquoi les sportifs entraînés bénéficient d’un rythme cardiaque au repos plus lent que les sédentaires. Grâce au sport, on habitue son corps à décharger les hormones du stress. Ainsi, on assume plus aisément les tensions psychiques inhérentes à la vie quotidienne. Notre stock en substances stimulantes devient plus important,  et le risque d’épuisement et la dépression devient moins important.
L’exercice physique est source de bien-être. Les endorphines produites à l’effort pour aider l’organisme à assumer les douleurs laissent au repos une sensation de plénitude. Ces hormones pourraient, en partie, justifier la dépendance psychologique aux activités physiques.
Le sport, et tout particulièrement la compétition, peut agir comme « régulateur de stress ». En effet, pour obtenir de bons résultats, il faut un minimum de motivation. Sur la ligne de départ, le cerveau un peu anxieux se met sous tension et s’éveille, les muscles et le cœur se préparent et bénéficient des quelques stimulations hormonales. Sans aucun stress, l’organisme ne parvient pas à entrer en action et la performance en sera affectée. Si la pression est excessive, l’activité cérébrale devient désordonnée et l’énergie est dilapidée avant que le starter ne lance les concurrents.
Au-delà du fonctionnement chimique de notre organisme, le sport recèle des «vertus psychologiques anti-stress » non négligeables. Nombre de sports techniques imposent de la concentration. Voilà qui oblige à se changer les idées. Souvent, la pratique physique s’inscrit dans un projet. Faire au mieux pour le mener à bien aide à se déconnecter de ses soucis quotidiens. Enfin, aller s’entraîner, c’est fréquemment l’occasion de «voir du monde ». Dialogues, confidences et liens affectifs aident alors à exprimer puis à évacuer les tensions.


Un entrainement peut être bénéfique.
Schéma des réactions d'une personne et d'une personne ayant effectué un entrainement :


Le stress est un processus subjectif qui dépend de l’évènement mais aussi et surtout de l’évaluation par le sportif de la situation et de ses propres ressources dont il dispose pour réussir.
  • Le lâcher-prise :
Le stress va être lié à la capacité du sportif de lâcher-prise ou de vouloir maîtriser une situation.
En effet, s’il accepte de ne pas savoir ni avoir peur du résultat d’une compétition, il manifestera alors un comportement de lâcher-prise qui  sera favorable pour la performance. Pour cela, il faut apprendre à accepter que la compétition engendre des paramètres inconnus, aléatoires, incontrôlables qui peuvent être toutes sources de stress.
Le stress est souvent lié à l’angoisse du changement à venir et des adaptations à effectuer. On stresse, dès lors qu’on anticipe une action pas encore arrivée. Alors, le sportif va s’accrocher à des évènements contrôlables : technique, quantité d’entraînement, conseil, diététique, médecine, qui amène une certaine stabilité et valeur sûre qui contrebalance l’incertitude de la compétition. Par contre, les sportifs qui effectuent un lâcher prise, se concentrent uniquement sur ce qu’ils ont à faire et ont moins besoin de choses qui les rassurent.

 Pour comprendre son stress, il est nécessaire de comprendre ce qui le provoque. Ainsi, il faut évaluer l’importance du retentissement subjectif et des interactions avec l’environnement.
Tout d’abord, le sportif doit faire le point sur les situations où il ressent du stress. Il doit les lier avec ses impressions, sa vision subjective par rapport aux faits réels (par exemple quand il sur évalue un adversaire, ou le niveau d’une compétition).

D’un point de vue individuel, le sportif peut être plus ou moins vulnérable au stress

Dans le cas où le sportif présente une fragilité accentuée, il n’arrivera plus à contrôler ses pensées, rationaliser une situation et engendrer ainsi des comportements non rationnels.

D’un point de vue personnel, le stress est accentué si le sportif traverse une période difficile, et éprouve un trouble affectif qui parasite sa vie, ses apprentissages et dans ce cas les techniques de préparation mentale s’avéreront insuffisantes. Dans ce cas, il s’agit d’une faille qui est propre à chaque histoire et qui va entraîner un stress lié à des peurs irrationnelles.

Ensuite, pour comprendre d’où vient le stress, il faut également le situer dans un contexte relationnel. Les autres (entraîneur, parents) transfèrent parfois leur ambition et le sportif va ainsi intérioriser les perceptions extérieures comme étant une source de stress. Il va transformer l’anxiété nourrie par un autre (entraîneur, parent) à son égard en un doute sur sa valeur et va devoir supporter le poids des attentes des autres. Il arrive parfois qu’il y ait un surinvestissement de l’entraîneur ou d’un parent qui amène le sportif à vivre le stress par procuration, et comme produit de ses relations affectives. Il existe également un stress au niveau du groupe, notamment dans les sports collectifs : au sein d’une équipe, le fait de rater un but pendant la coupe du monde, d’avoir été le seul joueur à ne pas rentrer de but pendant la série de tir au but peut être une source de stress pour le sportif.

La question est donc de savoir si le stress du sportif est suscité par rapport aux exigences réelles de la situation (enjeu, opposition) ou alors il est induit par une norme d’excellence et de conformité qui peut fragiliser l’athlète. Le stress arrive souvent quand il y a défaillance face à cet idéal de performance.
Ainsi, si l’on observe l’approche clinique, le stress doit se comprendre à partir de sa propre subjectivité, de son histoire et des significations que l’on porte aux attentes des autres. Cela signifie que parfois les préparations mentales sont insuffisantes voire inutiles. Les techniques mentales seront simplement un outil pour gérer le stress, essayer de le transformer mais ne permettront pas d’y donner une signification pour que le sportif change sa vision sur la compétition


  • Le coaching

 Le coaching est un processus interactif conçu pour aider les personnes à se développer plus rapidement et obtenir de meilleurs résultats dans le domaine de leur choix.

 Le coaching sportif où le coach est tout à la fois un guide, un éducateur et une présence affective.


le coach aide d’une manière générale les gens à se mettre en état de performance. Pour ce faire, son client et lui élaborent un bilan de la situation actuelle, fixent des objectifs, des challenges puis mettent en place les étapes du changement comportemental.




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Sources :